lundi 20 octobre 2008

TAPER DANS L'OEIL

AUTOUR DU POT

tournez autour du pot,
ne vous faites pas prendre au mot,
ça n’engage en rien ;

ne soyez pas trop clair,
passez comme l’éclair,
changez même de sujet, s’il faut ;

Ainsi chacun de nous,
pourvu qu’il joue,
pourrai faire le malin ;

Soyez, sympa ou antipathique,
mais jamais franc et « critique »,
l’interêt est certain ;

Avec des « je veux dire,
vos phrases s’étirent,
sans débuts, ni fins ;

Même vos vérités,
dites à moitié,
sonneraient faux ;

Ne donnez des choses,
les détails,qu’à petites doses,
sans en faire un « dessin ».

soyez des girouettes,
en restant dans votre assiette,
faites-vous festins ;

Tournez et jouez encore et encore,
sans planter le moindre décor,
en parfaits comédiens ;

Allez les artistes, venez sur scènes,
faites vous, rois et reines,
payez-vous nos têtes et bien..

Vos prises de becs,
tout ce qui va avec,
ici, on n’en veut point.

dimanche 19 octobre 2008

A LOISIR.

QUE SERAI LE MONDE
Mon Dieu que serait le monde, sans ses saveurs,
sans ses comédiens et ses acteurs,
sans ses jongleurs et ses clowns,
sans ses créateurs de BD et de cartoons ?

Mon Dieu que serait le monde, sans ses costumiers,
sans ses modélistes et ses couturiers,
sans ses humoristes, sans ses écrivains,
sans ses dompteurs de «bêtes» dont les maîtres chiens ?

Mon Dieu que serait le monde, sans les auteurs géniaux,
de caricatures, de dessins et de tableaux,
sans les animateurs de spectacles,
tous ses faiseurs d’exploits et de miracles ?

Mon Dieu que serait le monde, sans ses équilibristes,
sans ses paroliers et ses instrumentistes,
sans ses danseurs et danseuses,
sans ses contorsionnistes et ses dompteuses ?

Mon Dieu que serait le monde,sans ses valeurs,
sans ses œuvres et ses couleurs,
sans ses magiciens et ses fêtards,
sans ses lueurs dans nos regards ?

Mon Dieu que serait le monde, sans les aventuriers,
sans ses amoureux du risque et ses sommeliers,
sans ses atours et ses parfums,
sans les excentriques et les catins ?

Mon Dieu que serait le monde, sans ses «marginaux»,
sans ses croisettes et ses bateaux,
sans ses arts et ses divertissements ,
sans ses loisirs et ses agréments ?.

Mon Dieu que serait le monde, sans les artistes,
sans ses scènes et ses pistes,
sans ses envolées poétiques et mélodieuses,
sans ses compositions harmonieuses?



mercredi 15 octobre 2008

Le règne des goujats

Comme c’est dur

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand l’ennemi se présente en frère,
usurpant statut et identité,
se jouant légitimement de votre dignité ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand continuant à bien faire,
on vous prive d’honneurs et de richesses,
pour propager la corruption et l’indélicatesse ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand des gens meurent en hiver,
transis de faim et de froid,
dans ce pays de non droit,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand des minables, affameurs sanguinaires
usant et abusant d’intimidations multiformes,
en animal sans raison, vous transforment,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand on vous prive des droits élémentaires,
juste pour le plaisir de la jouissance,
de la misère des autres et de leurs dépits, de la déchéance ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand on tue impunément vos frères,
accusés de subversion et de délinquance,
par des criminels en pleine dégénérescence,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand l’opacité touche le verre,
pour permettre la fraude et les crimes,
sublimant leurs auteurs, en prime ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand sur les terres fertiles, le béton prolifère,
sans aucune considération pour la nature,
et le devenir des générations futures ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand les nomenklaturas et les militaires,
érigent l’arbitraire et la rapine, dans l’impunité,
comme seule loi, forts de leurs immunités,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand on vous fait esclave sur votre terre,
impuissant devant l’arrogance et le mépris,
de dirigeants fantoches, mégalomanes et pourris.

dimanche 12 octobre 2008

LES FOSSOYEURS

USURPATIONS
Qu’ai-je à défendre demain,
puisque tout est entre vos mains,
biens, richesses et valeurs,
ternissant les images et les couleurs ;

Vous vous faites ma langue et mes oreilles,
vous me faites à une bête pareil,
décidant de tout pour moi,
ne me laissant ni plaisirs ni choix ;

Vous limitez mes droits et mes devoirs,
augmentant à l’infini vos pouvoirs,
jusqu’à faire de mon salaire,
une antichambre à la misère ;

Exhibant à nu votre arrogante impudence,
d’arrivistes voraces, sans grâce et sans élégance,
faisant de l’asservissement et de la corruption,
des critères de réussite et de promotions ;

Insatiables voraces, cupides et impitoyables,
vous vous faites bourreaux et monstres abominables,
ne laissant de vos rapines que des miettes,
pour faire accourir vers vous, les zélateurs et les mauviettes ;

vous n’adoucissez votre voix et votre regard,
que pour vous donner des allures de stars,
soucieux de se faire une image,
distillant des rêves et des mirages ;

samedi 11 octobre 2008

L'ECOLE DE LA VIE

BERCE D’ILLUSIONS!
.../...
Tout petit, on m’as dit,
« sois fier, sois droit,
respecte les lois,
tu seras à l’abri ».
.../...
«Tu iras loin, petit,
à l’école, tu vas t’instruire,
la misère, tu vas la fuir,
la guerre est finie ».
.../...
On m’a décrit,
des tas de choses,
un avenir, tout, en rose,
je me suis réjoui.
.../...
Je vous remercie,
pour m’avoir dit, ces matins,
« tu es l’homme de demain,
il faut que tu te sacrifies »
.../...
Bien qu’aujourd’hui,
dans l’envers du décor,
les maîtres de mon sort,
fassent ma tragédie.
.../...
Ancêtres, je vous envie,
pour votre courage,
pour ces belles pages,
de l’histoire que l’on falsifie.
.../...
J’apprécie mieux la vie,
j’accepte les souffrances,
les larmes de l’impuissance,
pour que vive l’Algérie.
.../...
Les libertés ont un prix,
il n’y a pas d’autre choix,
le combat est la seule voix,
pour vaincre ces pourris.
.../...
Le joli rêve, l’utopie,
sont noyés dans les discours,
des rapaces et des vautours,
auteurs de gabegies.