mercredi 15 octobre 2008

Le règne des goujats

Comme c’est dur

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand l’ennemi se présente en frère,
usurpant statut et identité,
se jouant légitimement de votre dignité ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand continuant à bien faire,
on vous prive d’honneurs et de richesses,
pour propager la corruption et l’indélicatesse ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand des gens meurent en hiver,
transis de faim et de froid,
dans ce pays de non droit,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand des minables, affameurs sanguinaires
usant et abusant d’intimidations multiformes,
en animal sans raison, vous transforment,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand on vous prive des droits élémentaires,
juste pour le plaisir de la jouissance,
de la misère des autres et de leurs dépits, de la déchéance ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand on tue impunément vos frères,
accusés de subversion et de délinquance,
par des criminels en pleine dégénérescence,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand l’opacité touche le verre,
pour permettre la fraude et les crimes,
sublimant leurs auteurs, en prime ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand sur les terres fertiles, le béton prolifère,
sans aucune considération pour la nature,
et le devenir des générations futures ;

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand les nomenklaturas et les militaires,
érigent l’arbitraire et la rapine, dans l’impunité,
comme seule loi, forts de leurs immunités,

Comme c’est dur de taire ses colères,
quand on vous fait esclave sur votre terre,
impuissant devant l’arrogance et le mépris,
de dirigeants fantoches, mégalomanes et pourris.

1 commentaire:

nostalgiequandtunoustiens a dit…

la colère est mauvaise conseillère, tu as bien raison de la retenir, tu n'en es que plus digne.