samedi 20 décembre 2008

L'AMI INCONDITIONNEL

Le vrai compagnon

Les larmes sur mes pommettes sont encore chaudes,
c’est mon mental qui s’érode,
j’ai perdu un allié précieux et cher,
plus qu’un ami et même un frère ;

Il a toujours été là, présent à l’esprit,
il veillait à donner un sens à ma vie,
que de fois, omniprésent, il m’a tenu la main,
me faisant toujours croire aux lueurs des lendemains ;

Les seules fois où il est absent,
c’est quand je le repousse fermement,
me refusant à ses prévisions d’embellies proches,
alors que les malheurs, à leurs filets m’accrochent ;

J’ai beau chercher des solutions et des issues,
il faut dire que le fil de mon destin m’est inconnu,
le cour et le coût de la vie sont inaccessibles,
en tenir un bout et rater l’autre, que c’est horrible !;

La richesse me répète-il, en conseilleur, inlassable,
ce n’est point les biens matériels et l’argent, épuisables,
c’est ce que tu as dans le cœur, toutes les petites pulsions,
d’altruisme et d’amours et non de répulsions ;

Dans mes contradictions secrètes de désabusé,
subrepticement, à mes réflexions, il vient se mêler,
prévenant les moindres de mes hésitations et doutes,
guidant le fil de mes pensées, il m’arrime ou me déboute ;

Bien que souvent il m’apporte apaisement et réconfort,
bien que devant les problèmes et les difficultés il me tient fort,
malgré qu’il soit là ,dans les moments de doutes, fou ou faux ,
malgré qu’il soit le faiseur de mes joies et de mes maux ;

En parrain, je le tiens pour responsable de mes dispersions,
devant mes œuvres non parachevées, en attente de finitions,
je sais que c’est moi qui le sollicite à force de rêves,
il fait partie de moi, à mes humeurs il se grève ;

Toujours égal à lui-même, conciliant, les idées foisonnantes,
il les fait siennes, en plaque tournante,
il me détache de mon monde, en être à part,
il m’entraîne en voyages, partout et nulle part ;



Comme il n’est pas ma propriété exclusive,
la perception de chacun étant intuitive,
sans jamais porter atteinte à mes principes et mes susceptibilités,
il essaie tant bien que mal de travestir, en mieux, mes réalités ;

Le réalisme est une philosophie mutante,
les bonnes raisons chez chaque individu, sont différentes,
pourtant qu’il soit maigre ou fort,
il est bien présent, changeant les scénarios et les décors ;

Il agit, entre les gens, en médiateur,
donnant tant de plaisir, de se sentir acteur,
chacun rassuré et fort de ses convictions les plus intimes,
les accrocs, deviennent par sa magie, mésaventures sublimes ;

Pour chaque sujet, il tient son rôle,
il peut être à l’issue, décevant ou très drôle,
il tempère mes ardeurs et m’impose sa présence à l’esprit,
il est le maître artisan de mes fondements spirituels, fortuits ;

Même malade et presque mourant,
il, façonne mon tempérament, me fait les raisons,
modelable à souhait, je le fais à mes convenances,
capable de miracles, pour ne pas céder à la démence ;

il est incitateur à la sagesse,
aussi invraisemblable que cela paraisse,
il n’est jamais méchanceté et rancoeur,
même quand le dépit envahit esprit et cœur ;

Je n’ai pas envie de le perdre, même le moral à plat,
Je le sais éternel comme l’univers, il me survivra,
il connaît mieux que moi, mes attentes et mon sens du devoir,
il en est même, le grand faiseur, mon meilleur allié, voir,…
ma vie, …
c’est l’espoir !.

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